LES PAGES PAS SAGES


Création théâtrale et musicale pour livre géant, lettres, marionnettes et comédiennes.

pour spectateurs en herbe de 2 à 7 ans.

L'histoire…


Yuji et Lilu ne savent pas quoi faire, lorsqu'un livre géant tombe du ciel. Dans sa chute, toutes les lettres et les illustrations se sont mêlées si bien que tout est à réinventer…Les deux amies entament alors un voyage ludique dans le monde des mots. En chemin, elles croiseront une souris verte, leurs doubles, une mer bleu lagon, un dragon maléfique…


La scénographie…

Sachant que les enfants ont le sens du détail, le spectacle foisonne d'objets et de marionnettes créés par la plasticienne Claire Oliveau, parmi lesquels un livre géant multicolore. Chaque page tournée par les deux héroïnes est l'occasion de créer un nouveau tableau. Les éléments de décor et les accessoires sont d'ailleurs des personnages à part entière par les relations, les jeux qui naissent de leur utilisation. Des jeux de lumières -ombre chinoise, lumière noire, paillettes - donnent une dimension magique à certains d'entre eux.

La musique…

La musique est très présente dans la pièce. Création originale composée par un musicien professionnel, elle s'oriente vers un univers simple et intimiste. Les cloches, le glockenspiel, le kalimba ainsi que des instruments " bricolés " ou des jouets offrent des sons aux teintes douces et que l'oreille enfantine reconnaît comme familiers.

Un spectacle pour le très jeune public …

La scénographie privilégie un espace de proximité et d'intimité pour sécuriser l'enfant, favoriser son attention et l'impliquer davantage dans le spectacle. Il ne faut pas oublier qu'à cet âge, tout paraît surdimensionné. En outre, la durée de la pièce n'excède pas 45 minutes afin de capter au mieux l'attention des petits spectateurs.

Les thèmes …

Le rapport à l'objet-livre.


Par la présence d'un livre géant au centre du dispositif scénique, le rapport du jeune enfant à l'objet-livre se situe au cĻur des pages pas sages…Les deux héroïnes ont parfois du mal à tourner les pages, elles caressent le livre, le sentent, en plient une feuille pour se construire un bateau (…) autant de détails qui renvoient à la matérialité du livre et parlent tout particulièrement aux enfants qui ne savent pas encore lire mais feuillettent régulièrement des ouvrages.

Le rapport ludique aux mots.

Il semble capital d'offrir aux jeunes spectateurs un théâtre exigeant du point de vue de la langue. L'enfant au contact d'une langue riche et complexe se construit, il peut puiser ce qu'il souhaite dans le texte, se constituer un bagage de mots, d'histoires et d'images au gré de ses envies et qu'importe si quelque chose lui échappe ! En outre, un enfant se laisse volontiers bercer par la musicalité des phrases, à l'image des lecteurs de poésie. Il peut s'intéresser aux mots au-delà du sens, apprécier leur matérialité, d'où le parti pris d'imprégner la pièce de comptines, de chants, de jeux sur la prononciation, de mots étrangers, etc.

Développement de l'imaginaire.

Une fois le livre géant tombé du ciel, les lettres se retrouvent sens dessus dessous et c'est aux personnages de s'emparer des mots pour reconstituer une histoire au gré de leurs rêveries. La pièce sollicite par la même occasion l'imaginaire des spectateurs. En effet, le théâtre peut représenter pour l'enfant une formidable occasion de contact avec l'imagination pour construire sa réalité intérieure dans un espace où l'on peut apprendre à se connaître, à comprendre ses émotions, ses peurs, reconnaître ses besoins et ses envies.

L'apprentissage de l'autonomie, La question de l'identité.

Autonomie des deux héroïnes qui inventent l'histoire du livre elles-mêmes, affrontent leurs peurs, et écrivent le cours de leur destinée. A cet égard, Le dragon incarne la figure de la peur et alimente ce besoin qu'à l'enfant de voir ses inquiétudes projetées hors de lui, pour mieux les reconnaître, et pouvoir, de ce fait, les surmonter. En outre, de nombreux jeux de doubles, de contrastes et de symétrie entre les deux personnages renvoient à la problématique de l'identité.

L'ouverture sur le monde

Par ailleurs, le livre invite au voyage c'est-à-dire à l'ouverture sur le monde et à la découverte d'autrui. Une escale est plus particulièrement dédiée à la découverte du Japon. Cette initiation passe aussi par les mots : des mots aux sonorités étrangères parsèment le texte.

 

L'écriture…

Les tout-petits sont des spectateurs à part entière. Les pages pas sages prônent à leur égard, un théâtre riche et exigeant. L'écriture de Marie Laureau tisse un lien ténu avec l'oralité. Comptines, chansons, jeux de mots, jeux de rimes et de rythmes parsèment le texte. Une écriture espiègle, fluide, aérienne et poétique.